Mercredi 7 mars 2007

Tungurahua

5000m

 

Le plus petit mais peut-être le plus intéressant des volcans d'Equateur...

 

En 1999, ce volcan est entré en éruption provoquant de nombreux dommages dont nous ne connaissons pas l'ampleur. Cependant la version 2000 du Lonely Planet préconise alors de se renseigner sur la sureté des lieux avant de rejoindre la très touristique destination de Banos, petite ville au pied du volcan. En août 2006, le volcan entre à nouveau en éruption causant quelques morts (5 ?) et de nombreux blessés (une centaine), sans compter les milliers d'évacués et les très nombreux hectars de récoltes détruits. Avant notre voyage, nous craignons alors que cette province ne soit encore sous le choc de cette éruption. Mais à notre arrivée dans le pays, nous comprenons vite qu'il n'y a pas de problème pour s'y rendre. Ce que nous ferons quelques semaines plus tard.

L'ascension du Tungurahua... Elle nous donne envie : fouler des champs de cendres tout frais, approcher le centre d'un cratère en activités, sentir intensivement les fumeroles souffrées, deviner l'activité de notre planète... Mais nous ne pensons pas que cela soit réalisable sans danger jusqu'à que nous l'apercevions depuis le sommet du Cotopaxi, sans même une once de fumée...

Dès notre arrivée à Banos, nous faisons quelques agences à la recherche de renseignements. Nous comprenons vite que son ascension est tout à fait réalisable et sans danger. Il nous n'en faut pas plus pour organiser notre visite pour le Tungurahua dès le lendemain.

Cette ascension est une des plus faciles que nous ayons fait. Et malgré une météo capricieuse nous avons foulé le cratère et senti l'odeur souffrée des fumeroles dans lesquelles nous avons mangé... au chaud. Un souvenir inoubliable : quand l'imprévu se pointe, il peut réserver des moments d'une rare intensité...

Pour les détails logistiques : à venir.

 

L'ascension débute par 1000m de dénvelée dans une forêt dense dans laquelle on évolue en repoussant les branches pour se frayer un passage et en levant la tête à la recherche de lumière mais il faudra attendre d'en sortir pour profiter pleinement du paysage...

 

De nombreuses fleurs de toute beauté ponctue cette montée

 

Des passages sont tout à fait sombre puisqu'on se retrouve dans des sections tunnels élaborés dans les cendres et coiffés d'un couvert végétal d'une rare densité

 

L'ancien refuge (refuge inférieur) abandonné sans doute depuis l'éruption de 1999. Toit détruit...

 

Petite vue (la seule ou presque) dans la montée vers le Chimborazo qu'on devine à peine. Notez l'arête à gauche recouverte de cendres...

 

Tout en bas : la ville de Banos et au centre les deux refuges. L'avantage de gravir un cône volcanique est de s'élever très rapidement. Un peu moins par contre quand on recule de trois pas dans les champs de cendres...

 

Une éclaircie dans la montée qui se fait dans les nuages malgré un grand beau temps le matin.

 

Les champs de cendres. Le masque peut s'avérer très utile si le vent se met à souffler. Imaginez une tempête de cendre à 5000m...

 

Nous n'avons pas de photos du sommet, ni du cratère que nous avons à peine aperçu le temps d'une courte éclaircie... Par contre voici un orifice d'environ trente centimètres d'où s'échappent les fameuses fumeroles.

 

Par Bruno W - Publié dans : Equateur Montagne
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