Cotopaxi
5897 m
Depuis le replat sous le sommet : terre rouge volcanique, lamas tranquilles (cf photo-topo) et une vue imprenable sur le cône du Cotopaxi
"Le Mont Fuji des Andes", "le cône parfait", "la plus belle montagne du monde"... surtout la montagne la plus fréquentée d'Equateur. Cette montagne souffre d'une haute renommée ésthétique et c'est pourquoi elle est la plus gravie du pays même si ce n'est pas la plus haute (2e plus haut). En effet il jaillit de terre quasi plane vers 4000m ce haut volcan à la forme si reconnaissable de loin. De plus tout son cône, au-dessus de 5000m, est recouvert d'u glacier particulièrement hérissé et façonné par les crevasses et les séracs. Sa beauté est complété par son parc : une superficie importante et protégée. Une zone desertique et sèche ou vivent quelques chevaux et lamas qui s'étend de par tet d'autre du cône mais surtout au nord vers les sommets du Ruminahui et du Sincholagua, tout aussi sec. L'approche se fait par 24 km de piste à travers ce paysage qui donne un tantinet un côté sauvage et isolé à cette ascension. Bien sûr cette impression n'est que passagère, une fois arrivé au parking ou au refuge, on retrouve la foule... C'est une des raisons qui nous pousse à croire que ce volcan sans piste ni refuge, serait d'un autre style, un style où le mot "aventure" pourrait prendre tout son sens. Aujourd'hui la piste permet déjà d'en gravir la moitié, la montée au refuge à côté ne vous fatiguera pas... reste les 1100m pour le sommet.
Ce reproche d'aménagement fait, il est vrai que cette ascension est belle car elle navigue sur un cône finalement pas si monotone. Je me suis plus ennuyé au Chimborazo. Nous vous conseillerons de descendre du refuge à pied, si cela vous est possible, pour prendre la dimension des lieux : couper à travers les champs de cendres pour rejoindre le grand plat juste dessous (en fait 1000m en-dessous). Puis couper à travers ces grandes prairies où si la chance vous sourit vous rencontrerez un ou deux lamas sur fond de volcans, sur une parcelle de terre franchement rouge. Enfin un tour à la petite lagune... Une autre histoire.
Où dormir :
- En ville :
Latacunga : au bord de la Panaméricaine. Nous vous conseillons la Résidence Santiago. C'est, paraît-il, l'hôtel le moins cher (5$/pers, chambre double, bains à part) mais très correct et la gérante est très sympathique. A Lasso sinon ?
- En montagne :
Refuge : grand, confortable si pas trop de monde. Assez joli refuge.
Bivouaque : quelques emplacements en prenant le chemin pour le glacier (à droite) à 50m du refuge, eau au refuge. Ou poursuivre plus loin et peu avant de rejoindre le glacier regarder dessous. Environ 50m à l'aplomb de l'attaque sur le glacier, il y a un petit replat pour une tente au bord d'un petit ruisseau émissaire.
Comment y aller ?
Attenion péage de 10 $ / pers pour les touristes. Ce parc est le plus vieux du pays (1975 ?) et à priori le seul qui semble avoir une véritable raison d'être. Son étendue ne se limite pas au seul tour du volcan comme cela est le cas pour tous les autres 5000...
De Latacunga :
Il faut trouver un pick-up ou même un taxi. C'est pas facile. Comme c'est très touristique, les prix flambent et sans combine, il semble que les prix soient passés de 30 $ (2004) à 50 $ (2007), sans que cette somme soit justifiée. Car même si il y a de la distance, il est possible de monter en taxi, seul la fin devient un peu chaotique. Si les touristes ne refusent pas ces prix démesurés, il ne cesseront d'augmenter... Nous sommes passés par la femme de l'hôtel : tout de suite nous sommes descendus au prix "normal touriste" de 30$...
Il faut rejoindre Lasso, poursuivre quelques petits kilomètres au nord puis prendre une piste à droite (E) et rentrer dans le parc. Après 24 km de piste, parking vers 4600. Le refuge est juste au-dessus et nécessite une petite demi-heure de marche (ça vaut le coup de prendre la tente).
Itinéraire s'ascension : photo-tracé ; cliquez ici.
La trace a changé ces dernières années. Avant elle suivait la croupe bien marquée sous le rocher sommitale. Aujourd'hui elle passe plus à droite dans une grande pente de neige. A la fin de cette grande pente il y a un coup de cul à passer entre deux belles crevasses puis on rejoint une arête aérienne et superbe qui rejoint la pente juste après avoir croisé un beau sérac sans danger. Remonter cette pente sommitale pour rejoindre l'arête et tirer à gauche pour rejoindre le sommet (3 à 4h). La pente est assez régulière et soutenue (40°, 45° max). La trace est un véritable boulevard, similaire à celui du Mont-Blanc en début d'été... impossible de se perdre.
Le refuge du Cotopaxi : grand, neuf et à priori bien confortable... dans un décor des plus volcanique
Notre refuge à nous durant nos ascensions : un havre de paix loin des "foules". Dans un décor tout aussi inhabituel.
Au-dessus du cône de cendres, l'Antisana sort des nuages. Début de soirée sous un soleil agréable.
L'ascension s'est déroulée entièrement de nuit avec un vent de tous les diables. Arrivée au sommet avec les premières lueurs du jour.
Après un peu d'attente à l'abri du vent, la lumière arrive avec une cordée encadrée par un guide local. Noter les petits pénitents qui jonchent le sol
Le fameux cratère tout aussi parfait que le cône. Il est possible pour les motivés de poursuivre par l'anneau extérieur ou l'anneau intérieur (plus facile) pour compléter la ballade.
L'ombre isolée du volcan s'inscrit dans le paysage : c'est une des caractéristiques de la montagne en Equateur.
A la descente, le vent est toujours présent sur les pentes. Au fond l'Antisana derrière les terres arides et désertes du parc du Cotopaxi.
A la descente, nous rejoignons le replat sous le sommet. Derrière les sommets du Ruminahui (4700m) qui peuvent servir à l'acclimatation.