Imbabura
4609m
Ce sommet d'hémisphère nord se prête très bien à l'acclimatation. En effet la randonnée débute vers 3200m et s'achève vers 4600 où l'on fait le tour du cratère pour arriver au point culminant. De plus l'ambiance est aérienne à souhait sur la fin avec un panorama sur toute la partie nord de la Sierra (région montagneuse de l'Equateur), si bien sûr la météo vous est favorable. De plus cette ascension est un plus à une excursion vers le très touristique marché d'Otavalo, la petite ville d'Ibarra ou une excuse pour aller se perdre dans le petit hameau de La Esperenza situé à son pied.
Enfin cette randonnée est une classique et la sente vous permettra de vous élever sans la crainte de vous perdre dans le nuage. Pour compléter l'acclimatation, vous pourrez enchaîner avec le tout proche sommet du Cotacachi (4939m), voir ce sommet : ici.
Voir où il se situe : cliquez ici.
Où dormir ?
- En ville : plutôt un petit village de montagne : La Esperenza, sinon les villes un plus loin d'Ibarra ou Otavalo (plus de choix pour dormir)
A la Esperenza, il n'y a pas le choix : Casa Aïda. Jolie petite résidence partagée en petits appartements très confortables, douches à part. Par contre comme la propriétaire (plus de 70 ans !) est seule dans le coin, elle met les prix qu'elle veut... : 8 $/pers (chambre double). Cela paraît dérisoire par rapport à chez nous mais ce sera notre nuit la plus cher du mois ! Et elle vous proposera l'air aimable et serviable un taxi pour 6$/pers... (voir ci-dessous "Comment y aller").
Comment y aller :
Il faut remonter la piste jusqu'à son terminus. La distance n'est pas insurmontable mais avec la denivelée, ça fait un sacré échauffement, pour les courageux, compter au moins 1h30 (pente raide). Pour les autres, comme tous les touristes (ou la plupart) passent par la Casa Aïda, il ne faut pas s'attendre au prix d'un taxi classique... Les pick-up connaissent le truc et ne descendront pas en-dessous de 5 ou 6 $ (à partager par les passager). Dans tous les cas cela revient toujours beaucoup moins cher que la Casa Aïda. Il faut compter une demi-heure pour le pick-up.
La route : à partir de la Casa Aïda, il faut poursuivre la piste, prendre la première à droite (juste avant un pont) et à partir de là ça monte tout droit ou presque. Suivre la piste pavé sans ambiguité jusqu'au terminus des pick-ups : une petite place en terre à plat. Après la piste est en terre.
Itinéraire de l'ascension :
De cette petite place vers 3200m, poursuivre la piste qui monte droit, virage à gauche puis épingle à droite et virage à gauche. A la sortie de ce virage, remarquer un chemin très bien marqué qui s'en va en montant à gauche. Il est possible de poursuivre par la piste (moins raide) mais cela représente un gros détour. Suivre le chemin qui ramène sur le fil d'une croupe puis à un réservoir (source, eau fraîche et propre). Ensuite il faut suivre le chemin bien marqué qui monte droit dans la pente pour rejoindre plus haut une petite arête d'où l'on découvre l'ancien cratère. Il continue en contournant une antécime par la gauche (traversée), rejoint à nouveau une arête, d'abord herbeuse puis rocheuse. Il faut alors poser les mains et chercher un peu (un tout petit peu) son chemin au plus facile. Lorsque vous sortez du rocher et rejoignez l'antécime, vous êtes quasiment arriver à la première pointe (cairn + inscriptions). Cette première pointe (2h / 3h) ne semble pas être la plus haute. La plus haute se trouve... de l'autre côté du cratère ! Cela permet de marcher environ 1h30 (aller-retour) à 4600m. Desescalader facilement la première pointe en jouant autour du fil de l'arête (cratère) puis repasser à l'intérieur pour contourner une autre pointe. Suivre le chemin à nouveau mieux marqué qui suit plus ou moins la crête (impression de vide sur la droite !). Un pas d'escalade en 2 défend l'accès au sommet (point le plus haut) : cairn et bâton en bois (1 petite heure depuis la première pointe).
La Casa Aïda : couleurs spéciales touristes ! Calme et agréable.
On voit le chemin bien tracé qui suit au plus le fil de coupe et d'arête.
Peu avant, on découvre le coeur de cet ancien volcan : le cratère, incisé d'un profond canyon.
Petite fleur équatorienne et la première pointe qui joue avec les nuages. Cette ascension nous a permis de prendre connaissance avec la flore d'altitude d'Equateur : le Paramo.
Eclaircie sur le fil du cratère On devine le vide côté extérieur de celui-ci.
Le pas d'escalade facile qui défend le sommet et derrière la sente bien marqué qui fait le tour du cratère.